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La boîte à visages

Travailler dans les périphéries de son art
26 novembre 2025 par
BROYART benoit

Dans mon emploi du temps, je garde toujours une place pour l'expérimentation, pour tenter un pas de côté. Fraîchement arrivé à Nantes, j'ai fait une très belle rencontre lors du forum des associations organisé dans ma maison de quartier, La Locomotive. Diego Lis Materon, peintre et porteur d'un magnifique projet, La Sculpture sociale

La Sculpture sociale, c'est quoi ? Un lieu ouvert aux habitants qui se propose de diviser l'espace disponible afin que des artistes, certains habitant le quartier, puissent être reçus en résidence, trouvent un lieu qui leur permette de réaliser un projet. Cela se déploie avec une belle énergie depuis septembre, dans les bâtiments de l'ancienne bibliothèque du quartier Halvêque, près de 300 m2 sur un seul niveau, laissés vacants depuis la construction de la Locomotive, qui accueille dorénavant la médiathèque du quartier.

C'est dans ce cadre que j'ai décidé de tenter la Boîte à visages. Et bonne nouvelle, cette dernière vient de recevoir une aide de la ville de Nantes, dans le cadre des budgets participatifs. Je remercie chaleureusement la ville de Nantes ainsi que le comité de citoyen.ne.s qui ont décidé de nous faire confiance.

Je pratique la photographie en amateur depuis quelques années déjà. L’idée est d’abord de concevoir un mini-studio photo, une boîte/cabane dans laquelle des créneaux de rendez-vous seront proposés durant quelques semaines aux habitant.e.s. et aux artistes en résidence à Halvêque, à la Sculpture sociale, association installée dans les anciens locaux de la bibliothèque du quartier. Aller à leur rencontre en leur proposant de leur « tirer le portrait ». On prend le temps de parler, de mieux se connaître, on s’installe sur le tabouret, on prend quelques photos toujours dans le même espace, toujours avec les mêmes réglages.

Nous organiserons ensuite une exposition de ces portraits. Des portraits des gens d’ici dans leur diversité, celleux qui vivent là donc mais pourquoi pas, aussi, celleux qui travaillent à Halvèque. Sous les photos, chaque cartel pourraient prendre la forme d’un petit texte que j’écrirai, un petit portrait afin de dire ce qu’a été notre rencontre. Les dates de prises de vue seront indiquées.

Ce projet pourra connaître un joli prolongement : la publication d’un livre (édité par ma structure locale d’édition, BBroyart éditeur avec le soutien de la ville ?) Une partie du tirage sera réservé et donné aux habitants du quartier, une autre valorisée et vendue par ma structure d’édition, une partie des bénéfices sera reversée à la Sculpture sociale.